Le samedi 18 janvier, nouveau boycott d’Unilever !

mercredi 8 janvier 2014, par Nikolaz.

À l’appel des Fralib, le samedi 18 janvier 2014 est la seconde journée de mobilisation contre le groupe Unilever.

Cette mobilisation du 18 janvier doit continuer de populariser la lutte des Fralib et de maintenir la pression contre le groupe Unilever pour qu’il cède la marque de thé et de tisane « L’Éléphant ».

Cette journée fait suite à celle du samedi 7 décembre, qui avait été bien suivie et bien accueillie, ainsi qu’en témoignent dans le Lignes d’Attac n°96 de janvier 2014 quelques uns des comités locaux d’Attac ayant participé à cette journée.

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Article du Lignes d’Attac n°96, janvier 2014

Empêchons Unilever de lessiver l’Éléphant !

Début novembre, un appel au boycott des produits Unilever est lancé par les salarié-e-s de Fralib (Française d’alimentation et de boissons) à Gémenos dans les Bouches-du-Rhône. C’est un appel à soutenir leur projet de maintenir leur emploi contre la délocalisation en Pologne de la production des thés et tisanes « Éléphant ». Le groupe Unilever (50 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 5 milliards d’euros de bénéfices annuels) a en effet choisi de se défaire de son site de production de Gémenos, plus assez rentable pour le groupe... Les salarié-e-s de Fralib ont monté un projet de reprise du site sous la forme juridique de Scop (société coopérative et participative), qui a été reconnu économiquement viable et qui concernera une centaine de personnes. La scop « T.I » (pour Thés et Infusions) pourrait démarrer, mais Unilever refuse toujours de céder la marque « Éléphant » !

La Journée nationale d’actions du samedi 7 décembre a été une occasion de populariser le combat des Fralib et de soutenir les activités économiques socialement et écologiquement pertinentes. Plus d’une vingtaine de comités locaux d’Attac ont choisi de s’investir dans cette campagne dès ce samedi 7 décembre.

Un travail d’information au plus près des produits Unilever...

La première réponse à l’appel a été donnée à Briançon, où le comité Attac 05 Nord a appelé ses partenaires à une action. Pour des raisons de calendrier, l’action s’est tenue un peu en avance, le mercredi 4, sur le marché du centre-ville, avec banderole et tracts. Marie-Danielle, initiatrice du rassemblement, témoigne d’un « très bon accueil des gens, qui s’arrêtaient pour se faire expliquer la situation ». Le samedi 7 décembre, l’information sur la lutte des Fralib a été de mise devant de nombreuses enseignes de la distribution : Aix-en-Provence, Annecy, Antony, Bergerac, Bordeaux, Chambéry, Gardanne, Guéret, Marseille, Nice, Paris, Pontivy... L’accueil semble là aussi avoir été très positif, ainsi que nous le décrit Valérie, d’Attac Pays d’Aix : « Les personnes qui entraient dans le magasin s’arrêtaient pour écouter l’explication, regardaient la liste des produits du groupe Unilever et la plupart nous promettaient de ne pas les acheter. » Ces diffusions d’information s’accompagnaient de quelques « animations ». Solène, d’Attac Marseille, nous explique que « pendant que thé et infusions chaudes étaient offerts aux passants, la chorale de La Lutte Enchantée entonnait des chants de lutte en alternance avec des harangues déclinant les marques Unilever au mégaphone ». Fabienne, de la compagnie NAJE, avec laquelle Attac avait co-réalisé Le Tribunal populaire des banques, fait quant à elle référence à « un militant déguisé en éléphant gris et d’autres en ouvriers de chez Fralib devant les affiches appelant au boycott installées à l’entrée du magasin ». De futurs coopérateurs de la scop ont également pu être présents aux actions à Aix-en-Provence, Marseille et Nice pour répondre aux interviews et expliquer davantage leur projet.

Loïc, d’Attac Nîmes, précise que cette information s’est également faite par « un collage d’autocollants appelant au boycott des produits Unilever sur les barres des caddies sur le parking » et décrit sa présence à l’intérieur du magasin : « Avec six caddies, on a vidé certains produits des rayons (tout Lipton, mais aussi quelques autres : Dove, Omo, Signal...) et les caddies pleins ont été placés avec la pancarte "sauvons l’éléphant" au milieu du magasin. » Cette action de remplacement des produits Unilever par des tracts a été reproduite dans différentes enseignes de la distribution en France, comme à La Ciotat, Marseille, Toulouse...

Une première action pour faire pression sur Unilever... et promouvoir les alternatives !

La lutte des Fralib est emblématique de nos capacités à résister contre le capitalisme mondialisé et les délocalisations que ses multinationales imposent au nom du profit maximum. Bien que l’usine de Gémenos soit économiquement viable, comme le montre le projet de scop « T.I », la multinationale Unilever choisit de la fermer. C’est une situation déjà rencontrée par les comités locaux des Bouches-du-Rhône, fortement impliqués dans cette action, comme nous le rappelle Hervé, d’Attac Marseille : « Plusieurs sites ont subi le même sort depuis quelques années, avec à chaque fois des tentatives de reprise de l’activité par leurs salariés (Lustucru à Arles, Nestlé à Saint-Menet) : le comité marseillais, comme celui de Gardanne, est tout naturellement aux côtés des Fralib depuis le début de leur lutte. » Il pourrait d’ailleurs être difficile de trouver un comité qui n’ait eu affaire ces dernières années à un cas similaire sur son territoire... Il y a dans le combat que mènent les Fralib quelque chose qui peut et doit toutes et tous nous toucher, ainsi que le décrivent Anouk et Patrick, d’Attac Toulouse : « On peut voir dans la lutte des Fralib autant le volet "lutte ouvrière" de sauvegarde de l’emploi et de réappropriation des moyens de production que celui de la relocalisation de l’économie via leur projet de production locale, écologique et durable. Ces questionnements sont au cœur du "Collectif pour une transition citoyenne" qui se crée à Toulouse suite à Alternatiba organisé à Bayonne en octobre dernier. » Nadège, d’Attac 33, ne dit pas autre chose : « Nous avons lancé l’idée d’un groupe de travail et de réflexion autour des questions des alternatives, notamment des coopératives, issues des luttes contre les licenciements. Il s’agissait ici de pointer quelque chose de concret en lien avec cette thématique. »

Cette journée du samedi 7 décembre constituait le lancement d’une mobilisation citoyenne d’ampleur. Nous continuerons à organiser la pression sur Unilever pour qu’il cède la marque « Éléphant » à la scop T.I. La campagne d’Attac « Requins 2014 » sera l’occasion de nouvelles actions, que nous espérerons toujours plus importantes. Sans attendre, et devant le bon accueil qui leur a été fait ce samedi 7 décembre, certains comités comme celui de Bergerac ont déjà reconduit l’action le samedi suivant !

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