È PERICOLOSO SPORGERSI

Attention : un train peut en cacher un autre ...

samedi 10 novembre 2012, par Hervé Thomas.

Dans le TGV Marseille Paris, je vogue vers la CNCL et je vais profiter de ce vendredi après-midi pour passer un peu de temps avec ma fille avant ces moments denses et remplis que sont les CNCL. Je devais à l’origine aller au siège, je n’en ai pas souvent l’occasion, et j’aime bien m’y rendre, d’abord pour deviser avec Éric, Jeanne et toute la bande ... et puis on y croise toujours des voyageurs de passage, qui comme comme moi, y trouvent un lieu de ralliement et de chaleur.

Dans le TGV Marseille Paris, il me revient à l’esprit la 1re fois que je suis monté à Paris (on disait monter). C’était bien sûr en train, j’avais dix ans et il fallait la nuit pour y arriver. J’aimais déjà les trains et l’atmosphère si particulière des gares mais j’ignorais qu’un jour j’aurais le bonheur d’entrer dans la grande famille des cheminots et de vivre le chemin de fer de l’intérieur. Mais de cet amour du rail et de ses travailleurs, je parlerais en d’autres occasions.

Ah l’arrivée à Paris pour un petit garçon de dix ans qui n’avait connu jusque là que les rivages de la Méditerranée. Je m’attendais en sortant du train à voir la Tour Eiffel, forcément 324 mètres de haut, mais ce n’était qu’un Paris gris et pluvieux de fin décembre qui s’offrait à moi, où des gens s’engouffraient en masse dans les bouches du métropolitain.

Plus tard je l’ai connu la Tour Eiffel mais surtout j’ai appris à aimer Belleville, Ménilmontant et ce qu’on appelle aujourd’hui le 93 mais qui était simplement à cette époque Bagnolet, Les Lilas, Montreuil et autre Saint-Denis.

Finalement qu’est ce qui fait le paysage d’une ville ? Ses monuments ou bien les femmes et les hommes qui la modèle jour après jour ?

En route pour Ménilmuche après avoir salué mes collègues cheminots de la Gare de Lyon et mangé avec eux à la cantine : c’est là qu’habite ma fille !

1 Message

  • È PERICOLOSO SPORGERSI Le 10 novembre 2012 à 10:05

    Prennant souvent le train, tu t’interroges sur le rapport entre le paysage qui défile et les hommes et les femmes qui l’ont façonné. Pour ma part quand je voyage en train, voiture, vélo ou à pied, c’est les effets de la vitesse sur ce que je vois qui me fascinnent et tous les gens qui filent ou que je salue quand je les croise.

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