La permanence de la démocratie à travers l’histoire,

dimanche 4 décembre 2011, par Ruscassie Pierre.

« La lutte des classes existe », disait Warren Buffet, « et c’est ma classe, celle des riches qui est en train de la gagner », ajoutait-il. Cependant, plusieurs classes s’affrontent, souvent plus de deux, notamment les travailleurs salariés, les travailleurs indépendants, les capitalistes et, parfois, les aristocrates et les bureaucrates.

Or cette lutte est tranchée sur le terrain politique où s’affrontent seulement la gauche et la droite. Comment s’opère cette transposition du terrain social multiple au terrain politique dual ? Par le fait que les rapports inégalitaires opposent ceux qui en profitent à ceux qui en sont victimes.

Cependant, contrairement à la formule utilisée par Warren Buffet, les classes sociales statutaires ne se distinguent pas par un niveau de revenu (les riches, les pauvres). Elles s’opposent par le statut social objectif que vivent leurs membres dans les activités principales de la société : c’est-à-dire en raison de la place que ceux-ci occupent objectivement dans les rapports sociaux interindividuels établis dans les activités de production. De leur place dans ces rapports de production se déduisent des intérêts communs aux membres de ces classes et propres à chacune : augmentation du revenu, allègement du travail obligé, modification ou maintien des rapports sociaux existants.

Les rapports sociaux jusqu’à maintenant les plus présents dans les activités de production de biens et de services (rapports de consentement et rapports de subordination…), servaient et servent les intérêts des classes statutaires dominantes (aristocrates, capitalistes, bureaucrates) et s’attaquent aux intérêts des classes statutaires dominées (travailleurs). Les intérêts de ces dernières commandent de réduire et supprimer cette domination et les intérêts des classes dominantes commandent de la maintenir et la renforcer.

Les rapports sociaux les plus présents dans les activités de production sont aussi les plus présents dans la plupart des autres activités humaines. Ils y créent aussi des inégalités et y établissent des groupes sociaux privilégiés et d’autres opprimés. C’est la domination masculine, la préférence nationale, le mépris pour tout groupe social dominé, discriminé, rejeté ou servant de bouc émissaire (homosexuel, transgenre, étranger, Cagot, Noir, Dalit, couche ou caste opprimée).

La lutte politique de masse se polarise donc entre ceux qui sont opposés à ces rapports de domination (la gauche) et ceux qui les acceptent (la droite). Cette polarisation entre deux communautés politiques identitaires, qui s’impose surtout à une échelle de masse, résulte de la tendance à simplifier les enjeux, donc à réduire à deux le nombre de protagonistes. Les enjeux les plus déterminants pour la lutte politique de la gauche sont ceux qui mettent en jeu les intérêts des plus grandes masses. Ce sont parfois les droits des peuples dominés ou les droits des femmes, ce sont depuis longtemps les droits des travailleurs salariés puisqu’ils concernent de plus en plus de monde, par exemple en France, maintenant, 93 % de la population.

Supprimer l’omniprésence de rapports sociaux inégalitaires (rapports capitalistes, patriarcaux, nationalistes, monarchiques, bonapartistes, bureaucratiques, totalitaires…) c’est développer des rapports égalitaires et les leur substituer : ce sont principalement les rapports démocratiques, c’est-à-dire les rapports respectueux des droits universels.

Le respect des droits individuels universels garantit la souveraineté personnelle de tous les individus qui peuplent un territoire. Sur ce territoire, il fonde donc la souveraineté populaire, c’est-à-dire la démocratie.

La gauche et la droite, se délimitent elles-mêmes par l’identité politique subjective de leurs membres : cette identité est déterminée par les valeurs politiques dans lesquelles ils se reconnaissent, qui sont partagées à une échelle de masse et qui sont induites à partir des intérêts sociaux en présence, en portant un jugement sur la légitimité ou l’illégitimité de ceux-ci.

C’est pourquoi la gauche et la droite sont des communautés politiques identitaires : la gauche se construit autour des principales valeurs démocratiques (universalité des droits, égalité des droits, solidarité, laïcité,…), la droite autour de valeurs élitistes (héritage, mérite, préférence nationale, sélection communautaire, sélection par le revenu…).

L’identité politique subjective qui est commune à tous les membres d’une communauté politique identitaire constitue un potentiel politique. Cette communauté identitaire a ainsi la capacité d’adopter un programme cherchant à établir et à développer les rapports sociaux qui sont légitimes du point de vue de ces valeurs, et cherchant à réduire ou à supprimer les rapports sociaux qui leur sont contradictoires. Par exemple, le potentiel de la gauche concerne le développement des rapports démocratiques.

La stratégie qui permet à une communauté identitaire de conquérir le pouvoir politique est celle qui lui permet de se développer. La stratégie de la gauche doit donc être de construire son unité et son indépendance autour de ses valeurs démocratiques pour solidariser ceux qui combattent les rapports sociaux inégalitaires. C’est une stratégie qui exprime la permanence du combat pour la démocratie, pour obtenir le respect des valeurs de la gauche.

Si précédemment, un combat pour la démocratie a permis de réduire la place des rapports sociaux inégalitaires et de les marginaliser dans plusieurs secteurs d’activité, les mêmes valeurs démocratiques ouvriront, par la suite, l’accès à des droits nouveaux s’étendant à des domaines d’activité bien plus larges. Par exemple, dans les pays colonisés, la conquête de l’indépendance politique (c’est-à-dire celle de la souveraineté populaire dans l’activité politique) est, généralement, une victoire qui prépare la conquête d’autres aspects de la souveraineté populaire (droits civiques, droits sociaux).

Les conquêtes antérieures donnent davantage de possibilités pour les conquêtes à venir et permettent de donner au combat démocratique des finalités plus avancées. Le programme démocratique peut, initialement, privilégier la citoyenneté politique mais, ultérieurement, s’étendre davantage dans les activités économiques et atteindre toutes les activités sociales.

Aux tous débuts du capitalisme, la défense de valeurs démocratiques contre les aristocrates, a pu souder les paysans et les travailleurs indépendants avec l’embryon du salariat dont le combat contre les capitalistes était encore marginal dans l’activité politique. Mais, avec le développement du capitalisme, les finalités de ce combat vont constituer l’enjeu principal de l’activité politique : les mêmes valeurs démocratiques vont conduire la gauche à compléter le projet de république (politique) par celui de république sociale.

De 1848 à 1905, la république sociale s’imposa progressivement comme valeur démocratique importante jusqu’à devenir la finalité du combat pour la démocratie. C’est ce qu’avait prévu Karl Marx et que confirma Jean Jaurès : ils ne séparaient pas les libertés démocratiques, dites à tort « bourgeoises », ni les droits civiques, des droits universels dits sociaux.

Dans les pays où les droits civiques sont bafoués, leur instauration peut s’avérer prioritaire, plus urgente que la reconnaissance des droits salariaux (Afrique du Sud de l’apartheid, Etats staliniens, dictatures du monde arabe…). Dans les pays industrialisés, frappés par l’exode rural, la composition sociologique de la gauche, devient de plus en plus salariale et le droit du travail est l’enjeu le plus mobilisateur dans le combat de la gauche contre la droite.

L’évolution historique des possibilités démocratiques :
• La Révolution française (1789-1794), fut suspendue en juillet 1794 par le coup d’Etat des « thermidoriens » qui considéraient que les conquêtes démocratiques allaient trop loin et qu’elles freinaient l’enrichissement de la nouvelle élite « bourgeoise ». Les partisans d’une conception mécaniste (notamment les guesdistes et les historiens d’obédience stalinienne) interpréteront les conquêtes démocratiques obtenues comme la réalisation de la « démocratie bourgeoise », que le salariat devrait dépasser pour établir le « socialisme ». La stratégie de la permanence de la démocratie s’oppose à cette théorie de la révolution par étapes qui réduit les droits démocratiques aux seules libertés et ne fait pas reposer le socialisme sur les rapports sociaux démocratiques.

• Les révolutions de 1848, reprenant le cours de la Révolution française, opposent encore les républicains (la gauche) aux monarchistes (la droite), mais les salariés montrent les premiers signes d’indépendance et les capitalistes s’en inquiètent. L’ébauche de république sociale promue par les ouvriers parisiens avorta, lors du soulèvement de juin 1848, en raison de ses ambiguïtés foncières et de la prise de conscience par la classe capitaliste du danger de mort que faisait peser sur leurs têtes les revendications des salariés.

• La Commune de Paris de 1871 conclut la Révolution française ouverte en 1789. Elle étend le combat pour la république en s’attaquant aux privilèges des capitalistes et fait de la république sociale la finalité du combat de la gauche : la démocratie exige le respect des droits universels et s’oppose donc aux rapports de subordination que crée le contrat salarial en traitant en marchandise l’usufruit de la force de travail.

• La constitution de la Deuxième Internationale (en 1889 au congrès de Paris) est, selon le modèle du Parti social-démocrate allemand (SAP en 1875, SPD en 1890), le choix d’engager les partis socialistes (ou sociaux-démocrates ou travaillistes) de divers pays en faveur de toutes les mesures démocratiques. Son intitulé, flou et jamais officiel à proprement parler, d’« Internationale ouvrière » révèle le poids majoritaire des ouvriers d’industrie parmi les salariés, et recèle aussi une double approximation : le recours réducteur à la partie ouvrière de la classe sociale statutaire (le salariat) pour désigner la classe sociale identitaire (la gauche).

• L’affaire Dreyfus fait éclater, lors du débat sur les « deux méthodes », l’opposition entre la conception de Jean Jaurès, du mouvement socialiste comme permanence de la démocratie, qui fit irruption dans l’histoire lors de la grande révolution de 1789-1794, et celle de Jules Guesde, du socialisme comme rupture avec la démocratie caractérisée comme nécessairement bourgeoise.

• La révolution russe de 1905 confirme l’évolution des rapports de forces depuis 1848 : si le salariat était numériquement faible dans un Empire tsariste essentiellement agricole, il était plus concentré que dans les pays occidentaux. En mobilisant la paysannerie, la gauche devait s’opposer à la fois au tsarisme et au capitalisme. Le caractère démocratique de cette révolution exigeait donc l’alliance des sociaux-démocrates (implantés parmi les salariés) et des socialistes-révolutionnaires (implantés parmi les paysans) et excluait toute alliance avec les partisans d’une monarchie constitutionnelle (droite libérale). C’est ce que Léon Trotsky formula dans la « théorie de la révolution permanente ».

• La révolution soviétique de 1917 verra, dès avril, Lénine et les bolcheviks se rallier à la théorie de la révolution permanente, ce qui sera décisif pour assurer la victoire de la révolution jusqu’au renversement du capitalisme. Elle verra parallèlement, en juillet, le ralliement de Trotsky à la théorie léniniste du parti d’avant-garde, ce qui fut un pas important dans la division de la gauche, à l’échelle mondiale, qu’organisèrent en septembre 1920 les « 21 conditions d’adhésion ». Cette division facilita la dérive bureaucratique de l’URSS vers le totalitarisme et explique les échecs subis au cours du XXe siècle.

• Les fronts populaires en France et en Espagne (1936) ont échoué dans la prise de pouvoir en raison de l’alliance qu’ils constituaient entre la gauche (la tradition socialiste) et la droite libérale (la tradition radicale). En France, après 1905 (fondation de la SFIO) et surtout après la Première Guerre mondiale, le parti radical qui avait joué un rôle républicain et laïque, se démarquait désormais de la gauche sociale car il ne se réclamait pas des valeurs sociales égalitaires, portées par la SFIO et par le PCF, qui étaient devenues prépondérantes : les conquêtes sociales des accords de Matignon n’étaient pas issues du programme du Front populaire, en raison de l’opposition du Parti Radical mais résultaient de la grève générale. De même, en Espagne, la soumission du PSOE et du PCE aux leaders de la droite libérale, Azaña à Madrid et Companys en Catalogne, leur fit refuser une politique de réforme agraire et celle d’accession du Maroc à l’indépendance : ils se privèrent ainsi des moyens de mobilisation qui auraient assuré la victoire du mouvement républicain contre le coup d’Etat militaire du 17 juillet 1936.

• Dans les pays du Tiers-Monde, les mouvements anti-impérialistes, de conquête de la souveraineté populaire (dits à tort « mouvements de libération nationale » quoique souvent constitué sur un socle ethnique), constituaient la base de la gauche. Dans le combat pour l’indépendance politique, la gauche pouvait se développer, mais seulement si elle affirmait son indépendance envers le capitalisme national. En effet soutenir celui-ci, conformément aux thèses droitières de la révolution par étapes, aurait conduit le mouvement anti-impérialiste à l’échec : si, d’une part, ce capitalisme national était encore faible, il resterait soumis à l’impérialisme et s’allier avec lui freinerait le mouvement ; si, d’autre part, il était déjà fort, s’allier avec lui diviserait le mouvement, les capitalistes s’opposant à la force montante des salariés. Selon une stratégie de révolution permanente, qui évitait le piège de cette alliance contre-nature et qui fut mise en œuvre de façon pragmatique, les luttes anti-impérialistes furent victorieuses. Dans le premier cas : Vietnam (1945-1975), Algérie (1954-1962), Guinée-Bissau (1956-1973), Angola (1956-1975), Mozambique (1962-1975), etc ; dans le second cas : Chine (1911-1949).

• Durant la politique d’apartheid, en Afrique du Sud, l’ANC développa le mouvement anti-apartheid en donnant, avec la Charte de la Liberté de 1955, la priorité à la conquête du suffrage universel, tout en soutenant le mouvement syndical. Au contraire, considérant que la Charte de la Liberté se limitait à établir la « démocratie bourgeoise » parce qu’elle n’abordait pas les questions économiques et salariales, l’extrême gauche sud-africaine s’isola en ne répondant pas aux besoins du mouvement anti-apartheid en raison d’une conception sectaire de la stratégie de révolution permanente, conception qui accordait la priorité aux revendications des salariés, indépendamment des enjeux les plus mobilisateurs dans l’immédiat.

• La grève générale de Mai 68 en France ne déboucha pas sur la prise du pouvoir par la gauche parce que celle-ci était divisée, encore prisonnière de la politique dite de « troisième force », qui interdisait à la SFIO de s’allier avec le PCF. Les conquêtes sociales des accords de Grenelle résultaient de la mobilisation de près de dix millions de grévistes et montraient le poids acquis par le salariat qui représentait déjà 70 % de la population. Le respect de tous les droits démocratiques alimenta des mouvements sociaux (salariat, féminisme, citoyenneté, sexualité, santé, éducation, environnement) qui rendirent nécessaire l’unité de la gauche et dont les revendications s’inscrivirent peu à peu dans les programmes des partis de la gauche.

• Impulsée par les grévistes des chantiers navals de Gdansk, la constitution de Solidarnosc (1980-1981), syndicat qui rassembla rapidement 10 millions de travailleurs (sur 13 millions), révéla le potentiel dont disposait la gauche pour conquérir, contre la bureaucratie stalinienne, les droits civiques et syndicaux. Le coup d’Etat du 13 décembre 1981 démantela la direction de Solidarnosc qui, rompant avec le congrès de septembre-octobre 1981, devint l’instrument de la hiérarchie de l’Eglise et qui, arrivée au pouvoir, facilita la conversion des bureaucrates en capitalistes.

• En Amérique latine, l’essor industriel que connaissent plusieurs pays (Brésil, Argentine, Venezuela, Chili…) a donné au salariat un poids important qui s’accroît avec l’exode rural. Ce renforcement, ainsi que l’expérience politique accumulée, a permis à la gauche d’accéder au pouvoir dans une majorité de pays. Il lui incombe de conquérir la souveraineté économique, alimentaire et même politique contre le capitalisme mondial et de garantir le respect des droits démocratiques : droits civiques, droits des paysans à la terre, droits des salariés, droit à la santé, à l’éducation, au logement, à l’eau potable, à l’assainissement, à l’énergie…

• Dans le Monde arabe, la chute des dictatures impose comme priorité la conquête de la souveraineté populaire au moyen de l’élection d’une assemblée constituante. La gauche doit donc mettre en avant des propositions qui s’appuient sur le suffrage universel : proportionnelle, régime parlementaire et primo-ministériel, séparation des pouvoirs, république laïque, reconnaissance constitutionnelle des droits universels, reconnaissance des contre-pouvoirs (syndicaux et associatifs). Ainsi la législation qui sera adoptée pourra, plus aisément, garantir le respect des droits universels et, notamment, des droits des salariés.

04/12/2011
Pierre Ruscassie

2 Messages

  • La permanence de la démocratie à travers l’histoire, Le 26 février à 21:13, par schmilblick

    Effectivement, il est important de souligner que l’association de la démocratie uniquement à la bourgeoisie est une grave erreur car la défense des droits démocratiques pour tous garantie l’acquisition de droits sociaux communs à tous et le rééquilibrage de la compositio de la société, des sociétés.
    La question de l’isolement des paysans ( ne serait-ce qu’en nombre) est à prendre en compte pour leur permettre d’accéder à leurs droits démocratiques comme tous les autres.
    Et la reconnaissance étatique et environnementale qu’ils puissent vivre décemment des terres qu’ils cultivent est un impératif pour qu’ils ne soient plus les instruments des politiques de gauche comme de droite sans jamais être véritablement soutenus quand cela est nécessaire ni par les uns ni par les autres au final. ( un encouragement à l’installation les prévenant des dépendances financières grace à la diversification ( 2 à 3 domaines) tout en - stimulant les circuits courts-production-vente directe est indispensable dans les écoles agricoles sans devenir les porte-paroles du Crédit Agricole).

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  • La permanence de la démocratie à travers l’histoire, Le 1er mars à 00:07, par Margaret Méchin

    L’actuel Régime qui existe en France depuis 1789, n’est pas une Démocratie véritable et le dernier quinquennat nous l’a bien prouvé, le Candidat Président a développé un programme pour lequel, les citoyens ont voté majoritairement (enfin considérons que....) et le Président a fait l’exact contraire tout en continuant de prétendre que nous étions une Démocratie.
    Or, depuis Voltaire qui disait que la France n’était pas une Démocratie et n’avait pas lieu de le devenir car le Plus Grand Nombre devrait travailler pour le Petit Nombre.
    N’est-ce pas exactement ce que nous avons subit jusqu’à maintenant ?
    Ne perdons-nous pas notre vie à tenter de la gagner, engraissant au passage quelques négriers avec la complaisance des oligarques qui nous gouvernent ?
    Il est urgent que le Plus Grand Nombre, qui est donc majoritaire reprenne les choses en mains.
    C’est à nous de définir les programmes dont nous avons besoin ou envie, c’est aussi à nous de choisir ceux qui auront la charge de les mettre en oeuvre et devront nous rendre compte de leur réalisation.
    Cela ressemblera enfin à la Démocratie.

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